La corruption, le cancer de la société

La corruption, le cancer de la société

L’ignorance et l’inconscience ont fait des énormes dégâts dans la société guinéenne. Que ça soit au niveau politique, religieuses que sociale. La corruption entre en jeu aussi, et devient un cancer dans notre société. La responsabilité n’incombe pas seulement les responsables politiques, mais aussi de la population à qui l’on ne peut faire vraiment confiance. Il y a un manque d’honnêteté et de transparence. Grace à un pot-de-vin, certains sont capable de vous manipuler pour obtenir ce qu’ils veulent tout en ignorant les effets secondaires dans ta vie, et dans la société en générale. La société elle-même a laissé la corruption la pénétrer les rouages les plus profonds. Déstabilisant ainsi l’organisation sociale.

 Mais comment faire pour réinstaurer un fonctionnement plus moral, plus valeureux, plus juste ?


Tout se passe en fait comme l’effet de boule-de-neige. D’abord au niveau social, nous ne sommes pas justes entre nous, chacun essaye de trouver son bonheur dans le malheur de l’autre, en faisant tomber ceux qui essayent de réussir (en jugeant, critiquant négativement…), puis, au niveau magistral qui, certains d’entre eux ne sont là que pour remplir ses poches. On est aujourd’hui habitué à cette injustice qu’on appelle parfois cela « la vie normale ». Le rétablissement d’un fonctionnement plus sain doit commencer par la responsabilisation individuelle à tous les niveaux, mais en se réappropriant individuellement des droits fondamentaux dont chacun doit jouir.


La corruption, l’inconscience de certains jeunes, le manque de développement de l’intelligence, et le cloisonnement des ethnies sont très sont loin d’englober l’ensemble de la problématique. Mais ils permettent déjà de mesurer le chemin à parcourir pour aller vers l’dédale. Dans ce but, nous devons mobiliser toutes les intelligences présentes en Guinée aujourd’hui et inciter ceux qui n’y sont pas à participer aux tâches à accomplir de là où ils sont. Le gouvernement, seule, ne peut pas et ne doit pas régler les problèmes à leurs façons. Nous sommes là nous aussi pour participer aux décisions que notre doit prendre. Les chercheurs, théologiens, scientifiques, imams, professeurs et j’en passe, doivent être sur la première ligne de ce combat. Ils doivent créer les conditions qui permettront à la population de s’engager et de participer à la résolution de ce problème. Nous devons tous participer et être exigeants pour que les étapes qui vont être mis en place permettant de s’attaquer aux problèmes de tous les côtés. 


Nous devons protéger et être protégé. Nous n’avons pas besoin d’un régime oppresseur. Lorsqu’il y a de l’injustice, il faut agir. Défendre les plus faibles contre l’oppresseur. Il faut résister, comme dans le passer, comme notre Sékou Touré. 
Accompagnés par des analyses, des recherches et des conseils des hommes et des femmes compétents, le travail à la base semble être aujourd’hui la première étape dans la résolution des problèmes politiques et sociaux en Guinée. La situation actuelle de nos sociétés est très grave, et la route est longue et demande que la première étape de l’activité politique reste l’action sociale.

À propos de l’auteur

Jeune Guineen administrator